Cuba sous le « Firewall » US : L’UE s’interroge sur la « blacklist » terroriste

Cuba sous le

Au cœur des rouages complexes de la géopolitique mondiale, une question brûlante s’invite au Parlement européen. Un collectif d’eurodéputés du groupe de la Gauche interpelle la Commission sur le blocus américain contre Cuba et son maintien sur la liste controversée des États « sponsors du terrorisme », un véritable « firewall » géopolitique imposé à l’île caribéenne.

Un « Ticket d’Incident » Parlementaire

Sous la référence O-000033/2025, une requête officielle a été logguée auprès de la Commission européenne, suivant les protocoles de la Règle 142 du Parlement. Loin d’être un simple ticket d’incident, cette démarche est portée par une coalition de seize eurodéputés issus du groupe de la Gauche. Parmi ces « sysadmins » politiques, on retrouve des noms comme João Oliveira, Danilo Della Valle, Marc Botenga, Dario Tamburrano, Rudi Kennes, Özlem Demirel, Konstantinos Arvanitis, Lynn Boylan, Anthony Smith, Irene Montero, Pernando Barrena Arza, Pasquale Tridico, Estrella Galán, Martin Schirdewan, Leila Chaibi et Giorgos Georgiou. Leur objectif : débuguer une situation complexe et aux lourdes conséquences.

La « Blacklist » des États « Terroristes » : Un « IP Ban » Planétaire

Depuis janvier 2021, Cuba se retrouve sur la tristement célèbre « blacklist » américaine des États « sponsors du terrorisme » (SSOT). Cette inclusion, perçue par beaucoup comme un « IP ban » mondial, isole l’île caribéenne du système financier international. Elle rend toute transaction ou investissement un véritable parcours du combattant numérique, freinant drastiquement les flux commerciaux et humanitaires.

Le Blocus Économique : Un « Firewall » Infranchissable

Au-delà de cette « blacklist » spécifique, l’île est soumise depuis des décennies à un « firewall » économique d’une intensité rare. Ce blocus, loin d’être un simple filtre, entrave l’importation de biens essentiels – des médicaments aux composants technologiques – limitant drastiquement les « flux de données » économiques vitales pour la population cubaine. Les eurodéputés soulignent que cette situation génère une « latence » permanente dans le développement de l’île.

Des Conséquences Chiffrées et Humanitaires

L’impact de ces restrictions est chiffré et alarmant. Selon des estimations de La Havane, le blocus aurait coûté à l’économie cubaine plus de 150 milliards de dollars sur six décennies. Les pertes annuelles avoisineraient les 4 à 5 milliards de dollars ces dernières années, un véritable « déni de service » économique qui affecte directement la qualité de vie des citoyens. « Maintenir Cuba sur cette liste, c’est comme laisser un bug critique non patché dans le système des relations internationales, » a commenté un porte-parole du groupe de la Gauche. « Les conséquences humanitaires et économiques sont réelles et mesurables, et c’est un ‘processus zombie’ qui continue de consommer des ressources sans apporter de valeur. »

L’UE Face à son « Algorithme » Diplomatique

Face à ce « protocole » unilatéral américain, l’Union européenne a souvent exprimé son désaccord avec l’extraterritorialité du blocus. Cependant, la question des eurodéputés pousse la Commission à clarifier sa « roadmap » : quelle stratégie pour « débloquer » la situation et quelle assistance peut être envisagée pour Cuba, victime collatérale de cette « guerre froide » numérique ? La légitimité d’une telle liste, souvent perçue comme un outil de pression politique plutôt qu’un critère objectif, est de plus en plus remise en question.

Vers un « Défrag » des Relations Internationales

En soumettant cette question, les eurodéputés cherchent non seulement à obtenir des réponses concrètes de la Commission mais aussi à initier un « débat multithread » sur les voies diplomatiques et économiques possibles. L’objectif est clair : trouver un « patch » durable à cette situation et permettre à Cuba de « rejoindre le réseau » international sans entraves artificielles. La mise à jour des relations entre l’UE, les États-Unis et Cuba semble plus que jamais nécessaire pour éviter une « erreur 404 » diplomatique.

Conclusion : Un Appel à la « Désescalade Numérique »

L’interpellation des eurodéputés de la Gauche est un signal fort envoyé à la Commission européenne. Alors que 2025 se profile, la persistance de ce « firewall » géopolitique pose un défi majeur aux valeurs de coopération et de droit international. La balle est désormais dans le camp de la Commission pour « rebooter » cette relation complexe et œuvrer à une désescalade numérique, garantissant une meilleure « connectivité » pour tous les acteurs.

Source : © European Union, 2025 – EP

Mots-clés : Cuba, Blocus US, Liste noire, Parlement Européen, Géopolitique

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