C’est officiel : Le géant du CERN sort de son sommeil ! La vérité choc sur la relance qui va bouleverser la science en 2026 !

C'est officiel : Le géant du CERN sort de son sommeil ! La vérité choc sur la relance qui va bouleverser la science en 2026 !

Après une période d’entretien intensif, le complexe d’accélérateurs du CERN, fleuron de la recherche fondamentale européenne, sort progressivement de son arrêt technique annuel. La transition vers l’exploitation de 2026 s’annonce particulièrement rapide et prometteuse, marquant le coup d’envoi de la dernière ligne droite du Run 3. Cette relance minutieuse prépare le terrain pour des découvertes scientifiques majeures et anticipe les défis des futures améliorations.

La grande rentrée des géants de la physique

Chaque année, l’arrêt technique de fin d’année (YETS, pour « Year-End Technical Stop ») marque une pause nécessaire pour la maintenance et l’amélioration des installations colossales du CERN. Mais pour 2026, la reprise est particulièrement dynamique. La responsabilité est passée de l’équipe de coordination du YETS au Groupe des Opérations (BE-OP), qui a lancé une série de tests rigoureux. Ceux-ci incluent les vérifications de sécurité du responsable départemental de la sécurité (DSO), suivis par des contrôles d’équipement, des vérifications générales des machines et, enfin, la délicate mise en service des faisceaux. Cette phase cruciale prépare le terrain pour une nouvelle année de chasse aux secrets de l’univers.

Le Workshop de Chamonix : Décryptage des ambitions futures

La semaine dernière, l’atelier de Chamonix 2026 a réuni les communautés des accélérateurs et des expériences pour évaluer les performances opérationnelles récentes et discuter des défis à venir. Au programme : un retour sur l’exploitation de 2025, un aperçu de la dernière ligne droite du Run 3 cette année, et une projection sur l’après-LS3 (Long Shutdown 3). L’approche de cette période de maintenance majeure a conduit à des discussions intenses sur les futures améliorations du HL-LHC (High-Luminosity LHC), les activités de consolidation dans la zone Nord et à ISOLDE, ainsi que la construction de l’installation HiECN3. Les échanges ont également abordé l’avenir à plus long terme du CERN, avec les progrès du projet Future Circular Collider (FCC) et les implications de la Stratégie européenne pour la physique des particules, des orientations qui façonneront la recherche pour les décennies à venir et confirmeront le rôle de leader de l’Europe dans la science fondamentale.

Une mise en route fulgurante : Les premières étapes

La transition vers la campagne d’exploitation de 2026, dernière année du Run 3, est marquée par une vitesse remarquable. La mise en service du Linac4 et du PS Booster (PSB) a progressé sans accroc et conformément au calendrier. Grâce à la très courte durée du YETS, peu ou pas de travaux ont été effectués sur les équipements, ce qui a permis de réutiliser les réglages machine de 2025. Cette approche, qui souligne la maturité et la stabilité exceptionnelles des systèmes du CERN, s’est avérée un succès retentissant. Elle témoigne de l’expertise des équipes d’ingénieurs et de techniciens français et internationaux qui œuvrent quotidiennement pour le bon fonctionnement de ces merveilles technologiques.

Le PS et l’ELENA en pointe : Des avancées spectaculaires

Grâce à une préparation intensive des groupes d’équipement et à une phase de mise en service matérielle d’une efficacité redoutable, la mise en service du matériel du Synchrotron à Protons (PS) a été achevée en seulement quatre jours. Conséquence directe : le PS a reçu son premier faisceau dès le 24 janvier, soit trois jours avant la date prévue, une performance notable. La plupart des faisceaux du PS ont été rapidement remis en service, permettant la livraison des premières données aux utilisateurs scientifiques de 2026 : n_TOF le 2 février et la zone Est le 4 février. Par ailleurs, le faisceau d’ions H- a été rétabli dans ELENA (Extra Low ENergy Antiproton ring) dans les temps, marquant un jalon crucial dans la relance du programme des antiprotons de basse énergie. Dans le Décélérateur d’Antiprotons (AD), les tests de sécurité (DSO) sont à peine terminés, avec un premier faisceau de protons sur la cible de l’AD prévu pour le 13 février et un début d’exploitation pour la physique des particules programmé pour le 27 février.

Le SPS et le LHC : Le sprint final avant la physique

Du côté du Super Proton Synchrotron (SPS), les tests de sécurité (DSO) sont en cours pour valider la machine et ses systèmes de sécurité, tandis que les tests matériels de l’accélérateur sont sur le point de s’achever. Si ces tests finaux se terminent comme prévu, la mise en service des faisceaux devrait commencer dès le 13 février. Pendant ce temps, pour le Grand collisionneur de Hadrons (LHC), les tests de sécurité (DSO) ont été couronnés de succès le 6 février, marquant le passage de témoin de l’équipe de coordination du YETS aux opérateurs pour la dernière machine du complexe. Au cours des deux prochaines semaines, plus de 1600 circuits supraconducteurs seront progressivement testés jusqu’à leurs courants nominaux, correspondant à une exploitation à 6,8 TeV. Une fois cette vaste campagne d’alimentation terminée, seule la phase de vérification générale de la machine restera avant l’arrivée des faisceaux. Durant cette étape, tous les systèmes de l’accélérateur sont testés de concert pour vérifier la préparation globale de l’infrastructure technique, avant que l’injection et la circulation des faisceaux ne puissent commencer, une étape attendue avec impatience pour le 21 mars.

Pourquoi ces accélérateurs sont cruciaux pour la France et l’Europe

Le CERN, basé à la frontière franco-suisse, est bien plus qu’un simple laboratoire : c’est un moteur d’innovation et un symbole de collaboration scientifique internationale. Les accélérateurs comme le LHC ne sont pas seulement des outils pour la découverte de particules subatomiques (comme le célèbre boson de Higgs) ; ils sont également des incubateurs de technologies de pointe. Les développements en cryogénie, en supraconductivité, en informatique (le World Wide Web est né au CERN) ou en imagerie médicale ont des retombées directes sur la vie quotidienne. Pour la France, cela signifie non seulement une participation active à la recherche de pointe, mais aussi la formation d’ingénieurs et de chercheurs hautement qualifiés, des investissements dans l’industrie et une influence majeure sur la stratégie scientifique européenne. Le bon fonctionnement de cette chaîne d’accélérateurs est donc une garantie pour l’avancement de la connaissance et pour le maintien de l’excellence technologique du continent.

Avec une chaîne d’injecteurs performante et une relance du LHC qui progresse selon les prévisions, le complexe d’accélérateurs se réveille résolument de son arrêt technique et se dirige vers le début du programme de physique de 2026. Les semaines à venir seront décisives alors que les activités de mise en service se poursuivent à travers l’ensemble du complexe, promettant une année riche en données et, espérons-le, en découvertes révolutionnaires.

Mots-clés : CERN, Accélérateurs, LHC, Physique des particules, Science

Source : Article original

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