
Le programme d’échange emblématique de l’Union européenne, Erasmus+, se retrouve au cœur d’une controverse digne d’un « bug report » au Parlement européen. Une question orale, estampillée O-000043/2025, a été soumise à la Commission, soulevant des interrogations sur une potentielle « manipulation » du programme, transformant cet outil d’échange culturel en un « nouveau canal d’immigration » et entraînant l’exclusion de certaines universités hongroises.
L’Alerte des Développeurs : Un « Exploit » Potentiel ?
Pas moins de 60 eurodéputés, issus principalement des groupes PfE (Patriotes pour l’Europe), PPE (Parti populaire européen), ESN (Europe des nations souveraines) et ECR (Conservateurs et réformistes européens), ont joint leurs voix pour adresser cette interpellation formelle. Parmi eux, on retrouve des figures connues signalant une inquiétude principalement ancrée à droite et à l’extrême droite de l’hémicycle européen. Ils pointent du doigt ce qu’ils considèrent comme un « exploit » des mécanismes du programme, détournant sa finalité originelle.
Le « Mode Dégradé » d’Erasmus+ : Une « Porte Dérobée » Migratoire ?
La principale accusation formulée par les parlementaires est que le programme Erasmus+ serait devenu, contre son gré, une « porte dérobée » ou un « backdoor » facilitant l’immigration vers l’Union européenne. Initialement conçu comme un « level-up » éducatif et culturel pour les étudiants européens, certains craignent qu’il ne soit désormais « moddé » pour servir d’autres objectifs. Les eurodéputés s’interrogent sur la « résilience » du système face à ces usages non prévus, estimant que l’intégrité du « code source » d’Erasmus+ pourrait être compromise.
« Le programme Erasmus+ a été conçu pour l’échange de connaissances et la mobilité étudiante, pas pour être un cheval de Troie migratoire, » pourrait-on imaginer entendre l’un des signataires, soulignant la nécessité d’un « patch » sécuritaire pour corriger cette « faille système ».
La Hongrie « Déconnectée » : Un « Firewall » ou une « Exclusion » ?
Parallèlement à la question de l’immigration, les signataires évoquent l’exclusion de certaines universités hongroises du programme. Cette décision est perçue par certains comme un « firewall » politique, bloquant l’accès à des institutions pour des raisons qui vont au-delà des critères académiques habituels. Pour la Commission, il s’agit d’assurer la bonne gouvernance et de prévenir les conflits d’intérêts dans la gestion des fonds de l’UE, notamment vis-à-vis des fondations de droit public gérant ces universités. Cependant, du point de vue des députés interpellateurs, cela ressemble à un « dé-rootage » forcé des institutions hongroises du réseau Erasmus+, les privant d’un « accès privilégié » à la mobilité européenne.
La question orale O-000043/2025, datée de 2025, met en lumière une tension croissante autour de la gestion des programmes européens et de leur application. Le nombre significatif d’élus ayant cosigné cette interpellation, soit une soixantaine de membres du Parlement européen, indique que le sujet dépasse les simples querelles locales et touche à la philosophie même du programme Erasmus+ et à son « système d’exploitation » européen.
Quel « Patch » pour le Futur d’Erasmus+ ?
La Commission est désormais invitée à fournir des réponses claires et des « mises à jour » sur la manière dont elle compte « sécuriser » le programme Erasmus+ contre toute « manipulation » et justifier l’exclusion des universités hongroises. L’enjeu est de taille : préserver l’intégrité d’un programme qui a permis à des millions d’étudiants d’acquérir de nouvelles « compétences » et de « networker » à travers l’Europe. Faute de « réparation » rapide, Erasmus+ pourrait voir sa « réputation en ligne » ternie et son « code open source » de mobilité être remis en question.
Source : © Union européenne, 2025 – EP
Mots-clés : Erasmus+, manipulation, immigration, Hongrie, Parlement européen, question orale, sécurité, éducation
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